mardi 13 janvier 2026

Prenez un peu de grâce

Prenez un peu de grâce, aujourd'hui.

C’est gratuit !



« Nous ne sommes pas ce que nous voudrions être. Nous ne sommes pas encore ce que nous serons. Mais, grâce à Dieu, nous ne sommes plus ce que nous étions. » — Martin Luther King.


Frères et sœurs, en ce jour, contemplons un trésor.


Un psaume qui traverse les siècles pour toucher l’âme la plus lasse, réchauffer le cœur le plus tourmenté. Le Psaume 23 nous parle de grâce.


Bien plus qu’une poésie, c’est un témoignage brûlant de la grâce de Dieu, une confession de confiance absolue, une déclaration de dépendance, une carte tracée par la grâce divine pour le voyage de la vie.


La grâce est ce don premier, venu du cœur même de Dieu. Dans l’Ancien Testament, déjà, le prophète Osée en murmure le mystère. Puis le christianisme en déploie la plénitude.


La grâce, ce présent immérité, fruit de la miséricorde et de l’amour du Père, qui pourvoit à nos besoins les plus profonds — pour l’existence comme pour le salut. Elle relève de Son initiative, même lorsqu’elle répond à notre prière. Elle est faveur pure, offerte à l’humanité sans mérite de sa part.


1. Une déclaration fondamentale


Et voici que la brebis confiante prononce une déclaration fondamentale : « L’Éternel est mon berger, je ne manquerai de rien. » David, l’auteur, autrefois berger lui-même, sait ce qu’implique cette relation de dépendance, de soin, de direction entre le berger et son troupeau.


Il l’applique à Dieu. « L’Éternel » — non pas une divinité lointaine, mais le Dieu de l’Alliance, le Je Suis, le Tout-Puissant — « est mon berger ». C’est personnel. Ce n’est pas le berger, dans un sens général, c’est mon berger. Une affirmation d’intimité, de possession confiante. Et de cette relation jaillit une sécurité absolue :


« Je ne manquerai de rien ».


Non pas l’absence d’épreuves, mais la certitude que, sous la grâce, nous aurons tout ce qu’il faut pour accomplir Son dessein. Il comble nos besoins les plus essentiels, direction, subsistance, paix, protection.


2. Le repos et le rafraîchissement


« Il me fait reposer dans de verts pâturages, Il me dirige près des eaux tranquilles. »


Le Berger connaît les besoins de ses brebis. Il ne les force pas à une marche épuisante. Il offre le repos dans « de verts pâturages », lieux de nourriture abondante et de sécurité, où la brebis peut se rassasier sans crainte.


Et Il conduit « près des eaux tranquilles ». L’eau, c’est la vie, l’essentiel. Mais une eau tumultueuse effraie, peut noyer. Le Berger mène vers des eaux paisibles, où la brebis boit sans danger, se rafraîchit sans peur.


N’est-ce pas là l’image du rafraîchissement qu’Il donne à notre âme fatiguée ? Il nous conduit à Sa Parole, à Sa présence, dans la prière — sources d’eaux vives qui restaurent notre être intérieur.


La restauration et la direction. « Il restaure mon âme, Il me conduit dans les sentiers de la justice, à cause de son nom. »


Le voyage continue. Même les brebis bien soignées peuvent s’épuiser, s’égarer, se blesser. Le Berger ne donne pas seulement du repos. « Il restaure mon âme ». Il guérit les blessures intimes, renouvelle les forces épuisées, relève l’espérance perdue. Et Il ne restaure pas pour nous laisser inertes. Il nous conduit.


Mais pas sur n’importe quels chemins, pas par des raccourcis périlleux. Il conduit « dans les sentiers de la justice » — chemins droits, alignés sur Son caractère saint, qui mènent à la vie pleine et à la communion avec Lui. Et Il le fait « à cause de son nom ». Son soin ne dépend pas de notre perfection, mais de Sa fidélité, de la gloire de Son Nom. Il conduit parce qu’Il est Bon, Fidèle et Juste.


3. La présence dans les ténèbres


« Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi, ta houlette et ton bâton me rassurent. »


Voilà la réalité : ce ne sont pas toujours les pâturages verts et les eaux tranquilles. Il y a les vallées, profondes, obscures.


« La vallée de l’ombre de la mort » — la maladie, le deuil, la perte, la dépression, la crise, la persécution, l’angoisse de l’inconnu. Là où la lumière semble absente, où le danger paraît imminent. Mais voyez la différence que fait le Berger !


Le psalmiste ne dit pas « si je marche », mais « quand je marche ». Il reconnaît l’inévitable. Pourtant, la déclaration qui suit est d’une puissance fulgurante : « Je ne crains aucun mal ». Pourquoi ? « Car tu es avec moi ».


Ce n’est pas l’absence de la vallée, c’est la présence du Berger dans la vallée qui chasse la peur. Il ne promet pas de détour, mais une compagnie inébranlable. Et Il est équipé : « Ta houlette et ton bâton me rassurent ». La houlette pour défendre, le bâton pour secourir, redresser, soutenir. Sa présence active est notre réconfort, même dans les ténèbres les plus denses.


La provision en présence des ennemis. « Tu dresses devant moi une table, en face de mes adversaires ; tu oins d’huile ma tête, et ma coupe déborde. » L’image change radicalement.


De la vallée sombre, nous passons à un banquet ! Le Berger devient Hôte généreux. Il « dresse une table » — place d’honneur, repas abondant, lieu de célébration. Mais le détail est saisissant : « En face de mes adversaires ». Les dangers n’ont pas disparu ; ils sont là, observant. Mais ils sont impuissants. Ils ne peuvent atteindre la brebis, tant qu’elle est sous la protection directe du Berger-Hôte.


Il ne donne pas seulement le nécessaire ; Il honore : « Tu oins d’huile ma tête » — signe de joie, de consécration, de soin particulier. Et la provision surabonde : « Ma coupe déborde ».


Sous les soins de Dieu, même entourés d’adversités, nous connaissons Sa grâce surabondante, Sa joie débordante, Son honneur inattendu. La sécurité éternelle. « Oui, le bonheur et la grâce m’accompagneront tous les jours de ma vie, et j’habiterai dans la maison de l’Éternel jusqu’à la fin de mes jours. »


4. Le psaume culmine dans une certitude, 

qui embrasse le présent et se projette dans l’éternité


Deux réalités divines nous poursuivent : « le bonheur et la grâce », ou « la bonté et la fidélité » .


Ce ne sont pas des sentiments passagers, mais des attributs fidèles de Dieu, qui nous accompagnent activement « tous les jours ». Dans les verts pâturages, dans la vallée obscure, au banquet sous les regards hostiles, Sa bonté et Sa grâce sont notre ombre constante. Et ce voyage ne s’achève pas à la mort. Il culmine dans la présence éternelle.


« J’habiterai dans la maison de l’Éternel jusqu’à la fin de mes jours » — pour toujours.



Par moi, par vous. Une invitation à chacun, à notre église.


Le parcours de la brebis confiante s’achève non dans une bergerie terrestre, mais dans la maison même du Berger, en communion éternelle avec Lui.


Le Psaume 23 n’est pas un conte promettant une vie sans nuages. C’est la réalité profonde d’une existence vécue sous la grâce. C’est une invitation à :


Reconnaître — « L’Éternel est mon Berger. » Que cela devienne votre confession personnelle. Vous reposer — Confiez-vous à Ses soins, dans les verts pâturages comme dans la vallée. Suivre — Laissez-vous conduire dans les sentiers de la justice.


Vous réconforter - souvenez-vous, Sa présence est constante. La houlette et le bâton sont à l’œuvre. Célébrer — Remarquez Sa provision abondante, l’honneur qu’Il vous fait. Votre coupe déborde ! Vous confier — La bonté et la grâce divines vous accompagnent aujourd’hui, et votre destinée est la maison du Père, pour toujours.


Que la certitude de ce psaume remplisse vos cœurs de paix, de courage et d’une gratitude profonde. Que nous puissions, comme des brebis confiantes, nous reposer, suivre et triompher sous les soins infaillibles de notre Bon Berger, Jésus-Christ, qui a donné Sa vie pour Ses brebis.


Que l’amour, la grâce et la paix de Dieu le Père, de Jésus le Fils et du Saint-Esprit soient avec chacun de vous, maintenant et à jamais.


Amen !


Link

https://docs.google.com/presentation/d/15KHcXs9uL08C7z0RLtFeguE6rVaiYqbs/edit?usp=sharing&ouid=107836516872242424241&rtpof=true&sd=true

Prédication pasteur Jorge Pinheiro. Église évangélique baptiste de Montpellier. 25/01/2026.