dimanche 25 janvier 2026

Psaume 23

 «Psaume. De David. Le Seigneur est mon berger : je ne manquerai de rien. Il me fait coucher dans de verts pâturages, il me dirige vers des eaux paisibles. Il restaure ma vie, il me conduit sur les sentiers de la justice, à cause de son nom. Même si je marche dans la vallée de l'ombre de mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ta houlette et ton bâton, voilà mon réconfort. Tu dresses devant moi une table, en face de mes adversaires ; tu enduis ma tête d'huile, ma coupe déborde. Oui, le bonheur et la fidélité m'accompagneront tous les jours de ma vie, et je reviendrai à la maison du Seigneur pour la longueur des jours.» Psaumes 23:1-6.


Prenez un peu de grâce, aujourd'hui.

C’est gratuit !


Le pasteur Baptiste Martin Luther King nous a dit: « Nous ne sommes pas ce que nous voudrions être. Nous ne sommes pas encore ce que nous serons. Mais, grâce à Dieu, nous ne sommes plus ce que nous étions. »


Frères et sœurs, en ce jour, contemplons un trésor.


Un psaume qui traverse les siècles pour toucher l’âme la plus lasse, réchauffer le cœur le plus tourmenté.


Le Psaume 23 nous parle de grâce.


Bien plus qu’une poésie, c’est un témoignage brûlant de la grâce de Dieu, une confession de confiance absolue, une déclaration de dépendance, une carte tracée par la grâce divine pour le voyage de la vie.


La grâce est ce don premier, venu du cœur même de Dieu.


Dans l’Ancien Testament, déjà, le prophète Osée en murmure le mystère. 


La relation entre Osée et la grâce est fondamentale et transformative. Osée n'est pas seulement un prophète qui parle de la grâce ; il en vit le drame dans sa chair. À travers son obéissance et ses souffrances, il révèle un Dieu dont l'amour n'est pas une récompense pour bonne conduite, mais un engagement gratuit, tenace et rédempteur qui précède, accompagne et survit à toute infidélité.


Osée démontre que la grâce de Dieu est un amour prévenant, coûteux, qui prend l'initiative de restaurer une relation brisée, non par obligation, mais par fidélité à Sa propre nature d'amour (ḥesed).


Puis le christianisme en déploie la plénitude. La grâce dans le Nouveau Testament (charis en grec) est le cœur battant du message chrétien. Elle développe, approfondit et accomplit les intuitions des prophètes comme Osée, en les centrant sur la personne et l'œuvre de Jésus-Christ.


C'est le saut conceptuel majeur. La grâce n'est plus seulement une attitude ou une action de Dieu, elle devient une personne.


Jean 1:14-17 le dit explicitement : "Et la Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité... Car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ."


Jésus est la grâce de Dieu en marche : il touche les lépreux, mange avec les pécheurs, pardonne la femme adultère, promet le Paradis au brigand repentant. Chaque geste de miséricorde est une manifestation de la grâce incarnée.


La grâce, ce présent immérité, fruit de la miséricorde et de l’amour du Père, qui pourvoit à nos besoins les plus profonds — pour l’existence comme pour le salut.


Elle relève de Son initiative, même lorsqu’elle répond à notre prière. Elle est faveur pure, offerte à l’humanité sans mérite de sa part.


1. Une déclaration fondamentale


Et voici que la brebis confiante prononce une déclaration fondamentale :


« L’Éternel est mon berger, je ne manquerai de rien. »


David, l’auteur, autrefois berger lui-même, sait ce qu’implique cette relation de dépendance, de soin, de direction entre le berger et son troupeau.


Il l’applique à Dieu.


« L’Éternel » — non pas une divinité lointaine, mais le Dieu de l’Alliance, le Je Suis, le Tout-Puissant — « est mon berger ».


C’est personnel.


Ce n’est pas le berger, dans un sens général, c’est mon berger.


Une affirmation d’intimité, de possession confiante.


Et de cette relation jaillit une sécurité absolue :


« Je ne manquerai de rien ».


Non pas l’absence d’épreuves, mais la certitude que, sous la grâce, nous aurons tout ce qu’il faut pour accomplir Son dessein.


Il comble nos besoins les plus essentiels, direction, subsistance, paix, protection.


2. Le repos et le rafraîchissement


« Il me fait reposer dans de verts pâturages, Il me dirige près des eaux tranquilles. »


Le Berger connaît les besoins de ses brebis. Il ne les force pas à une marche épuisante. Il offre le repos dans « de verts pâturages », lieux de nourriture abondante et de sécurité, où la brebis peut se rassasier sans crainte.


Et Il conduit « près des eaux tranquilles ».


L’eau, c’est la vie, l’essentiel.


Mais une eau tumultueuse effraie, peut noyer.


Le Berger mène vers des eaux paisibles, où la brebis boit sans danger, se rafraîchit sans peur.


N’est-ce pas là l’image du rafraîchissement qu’Il donne à notre âme fatiguée ?


Il nous conduit à Sa Parole, à Sa présence, dans la prière — sources d’eaux vives qui restaurent notre être intérieur.


La restauration et la direction. « Il restaure mon âme, Il me conduit dans les sentiers de la justice, à cause de son nom. »


Le voyage continue. Même les brebis bien soignées peuvent s’épuiser, s’égarer, se blesser.


Le Berger ne donne pas seulement du repos.


« Il restaure mon âme ».


Il guérit les blessures intimes, renouvelle les forces épuisées, relève l’espérance perdue.


Et Il ne restaure pas pour nous laisser inertes. Il nous conduit.


Mais pas sur n’importe quels chemins, pas par des raccourcis périlleux.


Il conduit « dans les sentiers de la justice » — chemins droits, alignés sur Son caractère saint, qui mènent à la vie pleine et à la communion avec Lui.


Et Il le fait « à cause de son nom ». Son soin ne dépend pas de notre perfection, mais de Sa fidélité, de la gloire de Son Nom.


Il conduit parce qu’Il est Bon, Fidèle et Juste.


3. La présence dans les ténèbres


« Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi, ta houlette et ton bâton me rassurent. »


Voilà la réalité : ce ne sont pas toujours les pâturages verts et les eaux tranquilles.


Il y a les vallées, profondes, obscures.


« La vallée de l’ombre de la mort » — la maladie, le deuil, la perte, la dépression, la crise, la persécution, l’angoisse de l’inconnu.


Là où la lumière semble absente, où le danger paraît imminent.


Mais voyez la différence que fait le Berger !


Le psalmiste ne dit pas « si je marche », mais « quand je marche ». Il reconnaît l’inévitable.


Pourtant, la déclaration qui suit est d’une puissance fulgurante :


« Je ne crains aucun mal ». Pourquoi ? « Car tu es avec moi ».


Ce n’est pas l’absence de la vallée, c’est la présence du Berger dans la vallée qui chasse la peur.


Il ne promet pas de détour, mais une compagnie inébranlable.


Et Il est équipé : « Ta houlette et ton bâton me rassurent ».


La houlette pour défendre, le bâton pour secourir, redresser, soutenir.


Sa présence active est notre réconfort, même dans les ténèbres les plus denses.


La provision en présence des ennemis.


« Tu dresses devant moi une table, en face de mes adversaires ; tu oins d’huile ma tête, et ma coupe déborde. »


L’image change radicalement.


De la vallée sombre, nous passons à un banquet ! Le Berger devient Hôte généreux.


Il « dresse une table » — place d’honneur, repas abondant, lieu de célébration.


Mais le détail est saisissant : « En face de mes adversaires ». Les dangers n’ont pas disparu ; ils sont là, observant.


Mais ils sont impuissants. Ils ne peuvent atteindre la brebis, tant qu’elle est sous la protection directe du Berger-Hôte.


Il ne donne pas seulement le nécessaire ; Il honore : « Tu oins d’huile ma tête » — signe de joie, de consécration, de soin particulier.


Et la provision surabonde : « Ma coupe déborde ».


Sous les soins de Dieu, même entourés d’adversités, nous connaissons Sa grâce surabondante, Sa joie débordante, Son honneur inattendu.


La sécurité éternelle. « Oui, le bonheur et la grâce m’accompagneront tous les jours de ma vie, et j’habiterai dans la maison de l’Éternel jusqu’à la fin de mes jours. »


Conclusion. Le psaume culmine dans une certitude, 

qui embrasse le présent et se projette dans l’éternité


Deux réalités divines nous poursuivent : « le bonheur et la grâce », ou « la bonté et la fidélité » .


Ce ne sont pas des sentiments passagers, mais des attributs fidèles de Dieu, qui nous accompagnent activement « tous les jours ».


Dans les verts pâturages, dans la vallée obscure, au banquet sous les regards hostiles, Sa bonté et Sa grâce sont notre ombre constante.


Et ce voyage ne s’achève pas à la mort. Il culmine dans la présence éternelle.


« J’habiterai dans la maison de l’Éternel jusqu’à la fin de mes jours » — pour toujours.


Attention : pour moi, pour vous. Une invitation à chacun, à chacune, à notre église.


Le parcours de la brebis confiante s’achève non dans une bergerie terrestre, mais dans la maison même du Berger, en communion éternelle avec Lui.


Le Psaume 23 n’est pas un conte promettant une vie sans nuages.


C’est la réalité profonde d’une existence vécue sous la grâce.


C’est une invitation à :


Reconnaître — « L’Éternel est mon Berger. » Que cela devienne votre confession personnelle.


Reposer — Confiez-vous à Ses soins, dans les verts pâturages comme dans la vallée.


Suivre — Laissez-vous conduire dans les sentiers de la justice.


Réconforter - souvenez-vous, Sa présence est constante. La houlette et le bâton sont à l’œuvre.


Célébrer — Remarquez Sa provision abondante, l’honneur qu’Il vous fait. Votre coupe déborde !


Confier — La bonté et la grâce divines vous accompagnent aujourd’hui, et votre destinée est la maison du Père, pour toujours.


Que la certitude de ce psaume remplisse vos cœurs de paix, de courage et d’une gratitude profonde.


Que nous puissions, comme des brebis confiantes, nous reposer, suivre et triompher sous les soins infaillibles de notre Bon Berger, Jésus-Christ, qui a donné Sa vie pour Ses brebis.


Que l’amour, la grâce et la paix de Dieu le Père, de Jésus le Fils et du Saint-Esprit soient avec chacun de vous, maintenant et à jamais.


Amen.





jeudi 22 janvier 2026

Paix et securité

Juste pour réfléchir 

« Car, quand ils diront : Paix et sécurité ! alors une ruine soudaine les surprendra, comme les douleurs de l'enfantement surprennent la femme enceinte, et ils n'échapperont point. »

« Pour ce qui est des temps et des moments, vous n'avez pas besoin, frères, qu'on vous en écrive. 2 Car vous savez bien vous-mêmes que le jour du Seigneur viendra comme un voleur dans la nuit. 3 Quand les hommes diront : Paix et sécurité ! alors une ruine soudaine les surprendra, comme les douleurs de l'enfantement surprennent la femme enceinte, et ils n'échapperont point. 4 Mais vous, frères, vous n'êtes pas dans les ténèbres, pour que ce jour vous surprenne comme un voleur ; 5 vous êtes tous des enfants de la lumière et des enfants du jour. Nous ne sommes point de la nuit ni des ténèbres. 6 Ne dormons donc point comme les autres, mais veillons et soyons sobres. 7 Car ceux qui dorment dorment la nuit, et ceux qui s'enivrent s'enivrent la nuit. 8 Mais nous qui sommes du jour, soyons sobres, ayant revêtu la cuirasse de la foi et de l'amour, et ayant pour casque l'espérance du salut. 9 Car Dieu ne nous a pas destinés à la colère, mais à l'acquisition du salut par notre Seigneur Jésus–Christ, 10 qui est mort pour nous, afin que, soit que nous veillions, soit que nous dormions, nous vivions ensemble avec lui. 11 C'est pourquoi exhortez–vous réciproquement, et édifiez–vous les uns les autres, comme en réalité vous le faites.

12 Nous vous prions, frères, d'avoir de la considération pour ceux qui travaillent parmi vous, qui vous dirigent dans le Seigneur, et qui vous exhortent. 13 Ayez pour eux beaucoup d'affection, à cause de leur œuvre. Soyez en paix entre vous.

14 Nous vous en prions aussi, frères, avertissez ceux qui vivent dans le désordre, consolez ceux qui sont abattus, supportez les faibles, usez de patience envers tous. 15 Prenez garde que personne ne rende à autrui le mal pour le mal ; mais poursuivez toujours le bien, soit entre vous, soit envers tous.

16 Soyez toujours joyeux. 17 Priez sans cesse. 18 Rendez grâces en toutes choses, car c'est à votre égard la volonté de Dieu en Jésus–Christ. 19 N'éteignez pas l'Esprit. 20 Ne méprisez pas les prophéties. 21 Mais examinez toutes choses ; retenez ce qui est bon ; 22 abstenez–vous de toute espèce de mal.

23 Que le Dieu de paix vous sanctifie lui–même tout entiers, et que tout votre être, l'esprit, l'âme et le corps, soit conservé irrépréhensible, lors de l'avènement de notre Seigneur Jésus–Christ ! 24 Celui qui vous appelle est fidèle, et c'est lui qui le fera. 25 Frères, priez pour nous.

26 Saluez tous les frères par un saint baiser. 27 Je vous adjure par le Seigneur de faire lire cette lettre à tous les frères. 28 Que la grâce de notre Seigneur Jésus–Christ soit avec vous ! Amen. » (1 Thessaloniciens 5 : version Louis Segond 1910).

Lisons et, dans la prière, parlons-en avec nos frères et sœurs.

Le passage (1 Thessaloniciens 5) est l'un des plus riches du Nouveau Testament en termes d'exhortation pratique et d'avertissement eschatologique.

L'avertissement eschatologique (v. 1-11)

L'image du "voleur dans la nuit" (v. 2) souligne l'imprévisibilité de la venue du Christ. Il ne s'agit pas de spéculer sur des dates, mais de vivre dans une préparation constante.

"Paix et sécurité" (v. 3), expression qui symbolise souvent un faux sentiment de stabilité humaine, indépendant de Dieu. Historiquement, associée à des discours politiques ou sociaux qui ignorent la dépendance divine.

Contraste entre "enfants de la lumière" et "enfants des ténèbres" . Les chrétiens sont appelés à la vigilance et à la sobriété spirituelle, contrairement au monde qui vit dans l'inconscience du jugement.

La réponse pratique des croyants (v. 12-22). Paul ne se limite pas à l'avertissement, mais détaille comment la communauté doit vivre.

Vie communautaire (v. 12-15), respect envers les dirigeants, soutien mutuel, patience et recherche du bien.
Attitudes spirituelles continues (v. 16-18), joie, prière et gratitude comme marques du chrétien.

Discernement (v. 19-22), équilibre entre accueillir l'Esprit (ne pas éteindre Ses dons) et examiner les prophéties avec un esprit critique, retenant le bien et rejetant le mal.

Le fondement théologique (v. 23-28)

Sanctification intégrale. Dieu veut nous sanctifier "en tout" — esprit, âme et corps — jusqu'à la venue du Christ.

Fidélité de Dieu (v. 24). La sécurité du croyant ne réside pas dans sa propre vigilance, mais en Celui qui est fidèle et achèvera l'œuvre.

Accent sur la grâce (v. 28). La lettre se termine en rappelant que tout commence et s'achève dans la grâce du Christ.

Vigilance sans alarmisme

L'eschatologie biblique n'encourage pas une peur paralysante, mais une vie responsable et pleine d'espérance.

La communauté comme cadre de la foi : l'exhortation mutuelle, la reconnaissance des dirigeants et le soin des faibles sont aussi importants que la doctrine de la fin des temps.

Équilibre entre avertissement et espérance. Même en parlant de "ruine soudaine" pour les non-préparés, le chapitre souligne que les enfants de la lumière ne sont pas destinés à la colère, mais au salut en Christ.

1 Thessaloniciens 5 invite à une posture de préparation active. Attendre le retour du Christ n'est pas seulement attendre un événement futur, mais vivre aujourd'hui avec foi, amour et espérance, en édifi ant la communauté et en témoignant de l'Évangile.

Puisse-t-il en être ainsi pour nous, comme le dit le verset 6 : "Ne dormons donc point, mais veillons et soyons sobres."

Fala-se de paz ...


Só para pensar: 

"Pois que, quando disserem: Há paz e segurança, então lhes sobrevirá repentina destruição, como as dores de parto àquela que está grávida, e de modo nenhum escaparão". 

"Mas, irmãos, acerca dos tempos e das estações, não necessitais de que se vos escreva; 2 Porque vós mesmos sabeis muito bem que o dia do Senhor virá como o ladrão de noite; 3 Pois que, quando disserem: Há paz e segurança, então lhes sobrevirá repentina destruição, como as dores de parto àquela que está grávida, e de modo nenhum escaparão. 4 Mas vós, irmãos, já não estais em trevas, para que aquele dia vos surpreenda, como um ladrão; 5 Porque, todos vós sois filhos da luz e filhos do dia; nós não somos da noite nem das trevas. 6 Não durmamos, pois, como os demais, mas vigiemos, e sejamos sóbrios; 7 Porque, os que dormem dormem de noite, e, os que se embebedam embebedam-se de noite; 8 Mas nós, que somos do dia, sejamos sóbrios, vestindo-nos da couraça da fé e do amor, e tendo por capacete a esperança da salvação; 9 Porque Deus não nos destinou para a ira, mas para a aquisição da salvação, por nosso Senhor Jesus Cristo, 10 Que morreu por nós, para que, quer vigiemos, quer durmamos, vivamos juntamente com ele. 11 Pelo que exortai-vos uns aos outros, e edificai-vos uns aos outros, como, também, o fazeis. 12 E rogamo-vos, irmãos, que reconheçais os que trabalham entre vós, e que presidem sobre vós no Senhor, e vos admoestam; 13 E que os tenhais em grande estima e amor, por causa da sua obra. Tende paz entre vós. 14 Rogamo-vos, também, irmãos, que admoesteis os desordeiros, consoleis os de pouco ânimo, sustenteis os fracos, e sejais pacientes para com todos. 15 Vede que ninguém dê a outrem mal por mal, mas segui sempre o bem, tanto uns para com os outros, como para com todos. 16 Regozijai-vos sempre. 17 Orai sem cessar. 18 Em tudo dai graças, porque esta é a vontade de Deus, em Cristo Jesus, para convosco. 19 Não extingais o Espírito. 20 Não desprezeis as profecias; 21 Examinai tudo. Retende o bem; 22 Abstende-vos de toda a aparência do mal. 23 E o mesmo Deus de paz vos santifique em tudo; e todo o vosso espírito, e alma, e corpo, sejam plenamente conservados irrepreensíveis, para a vinda do nosso Senhor Jesus Cristo. 24 Fiel é o que vos chama, o qual também o fará. 25 Irmãos, orai por nós. 26 Saudai a todos os irmãos em ósculo santo. 27 Pelo Senhor vos conjuro que esta epístola seja lida a todos os santos irmãos. 28 A graça do nosso Senhor Jesus Cristo seja convosco! Amém". (1 Tessalonicenses 5: ARC).

Vamos ler e, em oração, conversar com nossos irmãos.

O trecho  (1 Tessalonicenses 5) é uma das passagens mais ricas do Novo Testamento em termos de exortação prática e alerta escatológico. 

O alerta escatológico (vs. 1-11)

A imagem do "ladrão de noite" (v. 2): reforça a imprevisibilidade da vinda de Cristo. Não se trata de especular datas, mas de viver em constante preparação.

"Paz e segurança" (v. 3) expressão que muitas vezes simboliza uma falsa sensação de estabilidade humana, alheia a Deus. Historicamente, associada a discursos políticos ou sociais que ignoram a dependência divina.

Contraste entre "filhos da luz" e "filhos das trevas": os cristãos são chamados à vigilância e sobriedade espiritual, diferente do mundo que vive na inconsciência do juízo.

A resposta prática dos crentes (vs. 12-22)

Paulo não se limita ao alerta, mas detalha como a comunidade deve viver

Vida comunitária (vs. 12-15): respeito aos líderes, apoio mútuo, paciência e busca do bem.

Atitudes espirituais contínuas (vs. 16-18): alegria, oração e gratidão como marcas do cristão.

Discernimento (vs. 19-22): equilíbrio entre abraçar o Espírito (não extinguir Seus dons) e examinar criticamente as profecias, retendo o bem e rejeitando o mal.

A base teológica (vs. 23-28):

Santificação integral
Deus quer nos santificar "em tudo" — espírito, alma e corpo — até a vinda de Cristo.

Fidelidade de Deus (v. 24): a segurança do crente não está na própria vigilância, mas n'Aquele que é fiel e completará a obra.

Ênfase na graça (v. 28): a carta encerra lembrando que tudo parte e culmina na graça de Cristo.

Vigilância sem alarmismo 

A escatologia bíblica não incentiva o medo paralisante, mas uma vida responsável e cheia de esperança.

Comunidade como âmbito da fé: a exortação mútua, o reconhecimento dos líderes e o cuidado com os fracos são tão importantes quanto a doutrina do fim dos tempos.

Equilíbrio entre alerta e esperança: mesmo falando de "destruição repentina" para os despreparados, o capítulo enfatiza que os filhos da luz não estão destinados à ira, mas à salvação em Cristo.

1 Tessalonicenses 5 convida a uma postura de prontidão ativa: esperar a volta de Cristo não é apenas aguardar um evento futuro, mas viver hoje com fé, amor e esperança, edificando a comunidade e testemunhando o Evangelho.

Que possamos, como diz o versículo 6, "não dormir, mas vigiar e ser sóbrios".

O chão firme da liberdade

bendita seja a eternidade, que traz as sombras da noite, abre os portais, modifica os momentos, troca os períodos e organiza as estrelas. bendita seja a eternidade, que traz as sombras da noite.

a primeira chave
o chão firme da liberdade
Por Jorge Pinheiro

digo à zlabya, aquela-que-anuncia, que o vento da justiça sopre sobre você, que a paz seja como riachos de águas, e que o fogo do amor traga alegria!

1.

querida zlabya, aquela-que-anuncia, estou escrevendo para você. escrevo do terceiro milênio, um futuro não muito distante, quase presente, para contar as coisas que vão acontecer e, ao mesmo tempo, poder conversar com você pessoalmente. você está no início da sua liberdade como pessoa grande, que pode escolher caminhos e destinos. escrevo sobre as memórias futuras, quando os descendentes darão voltas por este fundão besta, incluindo aí o que escutei e vivi. mas você não pode esquecer que a memória será sempre afetiva e seletiva. na verdade, ela apresentará os fatos que a gente viveu, a partir de um processo muito peculiar: dá primeiro as dores maiores, os momentos onde vivemos os limites da existência. mas não para aí. a memória fará sempre uma leitura épica, onde, por pior que tenha sido o momento, nos coloca como heróis.

mas se estou no futuro, posso falar do presente e do passado. é por isso que os velhos somos bons contadores de história e olhados pelos descendentes, e aí incluo você, como cavaleiros andantes de um futuro mítico. minhas experiências de amor e vida gerarão flores belíssimas, memórias que se multiplicarão com você.

as memórias são nossa história e minhas leituras, porque discorro sobre acontecimentos e nos levam a pensar o que não está aqui e agora, sobre o que é a eternidade. e quando isso acontece história e leituras se complementam e enriquecem as nossas vidas. o certo é que a memória ao apoiar-se nos fatos deixa de ser o relato de algo particular, vive um processo de amplidão que lhe dá grandeza. e a história, inversamente, ao recorrer à memória traz emoção e vida ao fato.

mas, como já disse parcialmente, acima, nossas memórias não se entreluzem apenas com fatos sociais, nossos pesadelos, assim como nossos sonhos transportam nossas memórias a um mundo mágico, um mundo onde o imaginário, às vezes, é tão real quanto a história vivida. transcende. por isso, essas leituras serão traduções de suas experiências com a eternidade, infinita e sem limites, criadora de todas as coisas, origem e fim do amor e da vida.

na antiga tradição dos longevos, o nome é som e designação que fala da natureza e da história daquele que está a ser nominado. os longevos falavam que a eternidade não poderia ter seu nome profanado porque seria violentar o sem-fim. e por isso somos chamados a calar diante do nome que não se pronuncia, separado para honra sem-fim.

os quatro sons dos longevos falam dessa infinitude, que nos apresentam a identidade e a história da eternidade sem-fim. até o ano de 586 antes da era comum, ou seja, até a destruição do primeiro templo, os longevos cantavam os quatro sons. mas depois optaram, por razões muito justas, em dizer com reverência meu senhor, meu senhor dos senhores. e mais tarde ainda, antes da era comum, meu senhor tornou-se, por causa do shemá aramaico, hashem.

quando estava diante daquele mato bravo que iluminado não pegava fogo, moshé ouviu o vento cantar eheieh acher ehieh. e entendeu que a eternidade dizia que ela era eterna sem-fim. mas, o vento não parou e cantou diferente iaueh acher iihueh, e assim moshé compreendeu que ela é quem dá vida ao que existe.

mas a eternidade sem-fim não é homem, nem mulher. por isso, ela pode ser também elohim, que parece macho e parece muitos. mas esse macho plural canta e diz que a eternidade é sem-fim e mãe de toda a vida, por isso é elohim ieuá. mas eu gosto de saber que essa eternidade linda e sem-fim, que é também macho e plural, é a guardiã das portas do vencedor, shomer daltot israel. 

nessas memórias futuras apresento leituras para a sua vida presente, os dias fora e a caminhada em direção à última fronteira, o momento infinito de sermos os anjos que somos. quanta felicidade. esses acontecimentos farão parte da história de gentes e povos. muitos viverão textos parecidos e farão parte dessas memórias. alguns estarão ao seu lado e exercerão uma profunda influência em sua vida. outros apenas passarão. são personagens dos dias fora, e aparecerão com nomes e, às vezes, sobrenomes.

não há nesta atitude da memória nenhuma intenção de esconder a verdade, mas, ao contrário, o reconhecimento de que você ainda não atravessou a última fronteira. nesse sentido, nessas memórias os nomes mudarão conforme os lugares e tempos. jamais o nome traduzirá a fugacidade do momento, mas será a marca de uma vida.

quanto aos pesadelos, estarão presentes. é o inconsciente a revelar sua visão do mundo. é difícil dizer qual será maior: o pesadelo ou a realidade da dor. ambos serão terríveis e por isso se complementarão. e ficará mais fácil entender um no debruçar-se sobre o outro. é, inclusive, difícil dizer qual virá primeiro, já que o pesadelo poderá ser sentido como futuro que se faz presente, como leitura de um presente ainda não realizado.

ou como cantará um poeta: metade esquecida por mim, quero varar os limites impostos. e, assim, as histórias chegarão através da memória, que afetivamente virará leitura, a fim permitir a travessia da última fronteira com alegria. 



lundi 19 janvier 2026

La vie chrétienne et la présence du Christ

La présence du Christ dans la vie des chrétiens est un pilier central de la foi chrétienne, vécue de manière multiple et profonde. Elle ne se limite pas à un souvenir historique, mais elle est une réalité vivante et dynamique. 

Nous sommes invités à développer une relation personnelle avec le Christ par la prière, la méditation et le silence intérieur. C'est le cœur-à-cœur avec un Christ perçu comme ami, frère et Seigneur.

"Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d'eux" (Matthieu 18:20). Sa présence est promise dans l'assemblée des croyants.

L'Église est le "Corps du Christ". Le Christ est présent et agit à travers sa communauté, ses membres, particulièrement dans le service aux plus petits et aux pauvres : "Ce que vous avez fait au plus petit d'entre les miens, c'est à moi que vous l'avez fait" (Matthieu 25:40).

Le culte protestant

Après l'Ascension, le Christ a envoyé l'Esprit Saint à ses disciples. C'est par l'Esprit que le Christ demeure présent, guide, console et donne force aux croyants. C'est une présence intérieure, dans le "cœur" du fidèle.

En vivant selon l'Évangile et en annonçant la Bonne Nouvelle, les chrétiens deviennent des "visibles" du Christ invisible dans le monde. Le Christ agit à travers leurs vies et leurs paroles.

Cette présence dans le culte protestant est une source de paix et de courage dans les épreuves. Le culte invite à une transformation intérieure pour ressembler davantage au Christ. Il pousse à partager cette expérience et à servir. Il fonde l'espérance en la vie éternelle et en la présence définitive du Christ à la fin des temps.

La Sainte-Céne dans le culte protestant désigne le dernier repas partagé par Jésus avec ses disciples avant sa crucifixion, commémoré dans les Évangiles comme un acte fondateur de l'église. Elle symbolise le sacrifice de Jésus, avec le pain représentant son corps brisé et le vin son sang versé pour le pardon des péchés.​

Jésus institue la Sainte-Céne lors de la Pâque juive, en disant : « Ceci est mon corps, donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi » (Luc 22:19-20). Ce repas rappelle la Nouvelle Alliance et invite les croyants à proclamer sa mort et sa ressurection jusqu'à son retour.​ 

La Céne favorise la réconciliation entre les participants et Dieu, un examen de conscience et le renouvellement des alliances baptismales. Elle manifeste l'unité de l'Église et la présence spirituelle du Christ.

Souvenir du sacrifice, du corps et du sang de Jésus offerts pour nos péchés, en citant Matthieu 26:26-28.

Appel à l'unité, la réconciliation fraternelle avant de participer (Matthieu 5:23-24).​ Mais aussi, appelle à la préparation personnelle, le repentir et l'humilité pour une célébration digne.​

C'est la proclamation future, l'annonce du retour du Seigneur (1 Corinthiens 11:26).​

Annoncer la Parole de Dieu dans le culte e célébrer la Saint Céne sont moyens par lequel le Christ se rend présent à la communauté.

Le Christ et notre vie sociale

Rencontrer le prochain, surtout celui qui souffre, c'est rencontrer le Christ. Cette conviction radicale pousse à l'engagement social, à la justice et à la miséricorde.

Après l'Ascension, le Christ a envoyé l'Esprit Saint à ses disciples. C'est par l'Esprit que le Christ demeure présent, guide, console et donne force aux croyants. C'est une présence intérieure, dans le "cœur" du fidèle.

La compréhension de la présence dans la Saint-Céne varie entre les confessions (présence substantielle pour les catholiques, présence mystique pour les orthodoxes et présence spirituelle pour nous). L'accent peut être mis différemment, sur la rencontre personnelle (pour nous), sur la dimension communautaire et sacramentelle (catholicisme, orthodoxie), ou sur l'engagement éthique (d'autres courants protestants).

Pour nous, le Christ n'est pas une figure du passé, mais Dieu vivant, présent et agissant dans notre vie, sa communauté et le monde. C'est cette présence qui donne sens, direction et force à toute mon existence.

 

 

 

mardi 13 janvier 2026

Prenez un peu de grâce

Prenez un peu de grâce, aujourd'hui.

C’est gratuit !



« Nous ne sommes pas ce que nous voudrions être. Nous ne sommes pas encore ce que nous serons. Mais, grâce à Dieu, nous ne sommes plus ce que nous étions. » — Martin Luther King.


Frères et sœurs, en ce jour, contemplons un trésor.


Un psaume qui traverse les siècles pour toucher l’âme la plus lasse, réchauffer le cœur le plus tourmenté. Le Psaume 23 nous parle de grâce.


Bien plus qu’une poésie, c’est un témoignage brûlant de la grâce de Dieu, une confession de confiance absolue, une déclaration de dépendance, une carte tracée par la grâce divine pour le voyage de la vie.


La grâce est ce don premier, venu du cœur même de Dieu. Dans l’Ancien Testament, déjà, le prophète Osée en murmure le mystère. Puis le christianisme en déploie la plénitude.


La grâce, ce présent immérité, fruit de la miséricorde et de l’amour du Père, qui pourvoit à nos besoins les plus profonds — pour l’existence comme pour le salut. Elle relève de Son initiative, même lorsqu’elle répond à notre prière. Elle est faveur pure, offerte à l’humanité sans mérite de sa part.


1. Une déclaration fondamentale


Et voici que la brebis confiante prononce une déclaration fondamentale : « L’Éternel est mon berger, je ne manquerai de rien. » David, l’auteur, autrefois berger lui-même, sait ce qu’implique cette relation de dépendance, de soin, de direction entre le berger et son troupeau.


Il l’applique à Dieu. « L’Éternel » — non pas une divinité lointaine, mais le Dieu de l’Alliance, le Je Suis, le Tout-Puissant — « est mon berger ». C’est personnel. Ce n’est pas le berger, dans un sens général, c’est mon berger. Une affirmation d’intimité, de possession confiante. Et de cette relation jaillit une sécurité absolue :


« Je ne manquerai de rien ».


Non pas l’absence d’épreuves, mais la certitude que, sous la grâce, nous aurons tout ce qu’il faut pour accomplir Son dessein. Il comble nos besoins les plus essentiels, direction, subsistance, paix, protection.


2. Le repos et le rafraîchissement


« Il me fait reposer dans de verts pâturages, Il me dirige près des eaux tranquilles. »


Le Berger connaît les besoins de ses brebis. Il ne les force pas à une marche épuisante. Il offre le repos dans « de verts pâturages », lieux de nourriture abondante et de sécurité, où la brebis peut se rassasier sans crainte.


Et Il conduit « près des eaux tranquilles ». L’eau, c’est la vie, l’essentiel. Mais une eau tumultueuse effraie, peut noyer. Le Berger mène vers des eaux paisibles, où la brebis boit sans danger, se rafraîchit sans peur.


N’est-ce pas là l’image du rafraîchissement qu’Il donne à notre âme fatiguée ? Il nous conduit à Sa Parole, à Sa présence, dans la prière — sources d’eaux vives qui restaurent notre être intérieur.


La restauration et la direction. « Il restaure mon âme, Il me conduit dans les sentiers de la justice, à cause de son nom. »


Le voyage continue. Même les brebis bien soignées peuvent s’épuiser, s’égarer, se blesser. Le Berger ne donne pas seulement du repos. « Il restaure mon âme ». Il guérit les blessures intimes, renouvelle les forces épuisées, relève l’espérance perdue. Et Il ne restaure pas pour nous laisser inertes. Il nous conduit.


Mais pas sur n’importe quels chemins, pas par des raccourcis périlleux. Il conduit « dans les sentiers de la justice » — chemins droits, alignés sur Son caractère saint, qui mènent à la vie pleine et à la communion avec Lui. Et Il le fait « à cause de son nom ». Son soin ne dépend pas de notre perfection, mais de Sa fidélité, de la gloire de Son Nom. Il conduit parce qu’Il est Bon, Fidèle et Juste.


3. La présence dans les ténèbres


« Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi, ta houlette et ton bâton me rassurent. »


Voilà la réalité : ce ne sont pas toujours les pâturages verts et les eaux tranquilles. Il y a les vallées, profondes, obscures.


« La vallée de l’ombre de la mort » — la maladie, le deuil, la perte, la dépression, la crise, la persécution, l’angoisse de l’inconnu. Là où la lumière semble absente, où le danger paraît imminent. Mais voyez la différence que fait le Berger !


Le psalmiste ne dit pas « si je marche », mais « quand je marche ». Il reconnaît l’inévitable. Pourtant, la déclaration qui suit est d’une puissance fulgurante : « Je ne crains aucun mal ». Pourquoi ? « Car tu es avec moi ».


Ce n’est pas l’absence de la vallée, c’est la présence du Berger dans la vallée qui chasse la peur. Il ne promet pas de détour, mais une compagnie inébranlable. Et Il est équipé : « Ta houlette et ton bâton me rassurent ». La houlette pour défendre, le bâton pour secourir, redresser, soutenir. Sa présence active est notre réconfort, même dans les ténèbres les plus denses.


La provision en présence des ennemis. « Tu dresses devant moi une table, en face de mes adversaires ; tu oins d’huile ma tête, et ma coupe déborde. » L’image change radicalement.


De la vallée sombre, nous passons à un banquet ! Le Berger devient Hôte généreux. Il « dresse une table » — place d’honneur, repas abondant, lieu de célébration. Mais le détail est saisissant : « En face de mes adversaires ». Les dangers n’ont pas disparu ; ils sont là, observant. Mais ils sont impuissants. Ils ne peuvent atteindre la brebis, tant qu’elle est sous la protection directe du Berger-Hôte.


Il ne donne pas seulement le nécessaire ; Il honore : « Tu oins d’huile ma tête » — signe de joie, de consécration, de soin particulier. Et la provision surabonde : « Ma coupe déborde ».


Sous les soins de Dieu, même entourés d’adversités, nous connaissons Sa grâce surabondante, Sa joie débordante, Son honneur inattendu. La sécurité éternelle. « Oui, le bonheur et la grâce m’accompagneront tous les jours de ma vie, et j’habiterai dans la maison de l’Éternel jusqu’à la fin de mes jours. »


4. Le psaume culmine dans une certitude, 

qui embrasse le présent et se projette dans l’éternité


Deux réalités divines nous poursuivent : « le bonheur et la grâce », ou « la bonté et la fidélité » .


Ce ne sont pas des sentiments passagers, mais des attributs fidèles de Dieu, qui nous accompagnent activement « tous les jours ». Dans les verts pâturages, dans la vallée obscure, au banquet sous les regards hostiles, Sa bonté et Sa grâce sont notre ombre constante. Et ce voyage ne s’achève pas à la mort. Il culmine dans la présence éternelle.


« J’habiterai dans la maison de l’Éternel jusqu’à la fin de mes jours » — pour toujours.



Par moi, par vous. Une invitation à chacun, à notre église.


Le parcours de la brebis confiante s’achève non dans une bergerie terrestre, mais dans la maison même du Berger, en communion éternelle avec Lui.


Le Psaume 23 n’est pas un conte promettant une vie sans nuages. C’est la réalité profonde d’une existence vécue sous la grâce. C’est une invitation à :


Reconnaître — « L’Éternel est mon Berger. » Que cela devienne votre confession personnelle. Vous reposer — Confiez-vous à Ses soins, dans les verts pâturages comme dans la vallée. Suivre — Laissez-vous conduire dans les sentiers de la justice.


Vous réconforter - souvenez-vous, Sa présence est constante. La houlette et le bâton sont à l’œuvre. Célébrer — Remarquez Sa provision abondante, l’honneur qu’Il vous fait. Votre coupe déborde ! Vous confier — La bonté et la grâce divines vous accompagnent aujourd’hui, et votre destinée est la maison du Père, pour toujours.


Que la certitude de ce psaume remplisse vos cœurs de paix, de courage et d’une gratitude profonde. Que nous puissions, comme des brebis confiantes, nous reposer, suivre et triompher sous les soins infaillibles de notre Bon Berger, Jésus-Christ, qui a donné Sa vie pour Ses brebis.


Que l’amour, la grâce et la paix de Dieu le Père, de Jésus le Fils et du Saint-Esprit soient avec chacun de vous, maintenant et à jamais.


Amen !


Link

https://docs.google.com/presentation/d/15KHcXs9uL08C7z0RLtFeguE6rVaiYqbs/edit?usp=sharing&ouid=107836516872242424241&rtpof=true&sd=true

Prédication pasteur Jorge Pinheiro. Église évangélique baptiste de Montpellier. 25/01/2026.



vendredi 9 janvier 2026

Le bon berger et la brebis confiante

Psaume 23

Frères et sœurs, aujourd'hui nous contemplons un trésor. Un psaume qui traverse les siècles et touche l'âme la plus lasse, qui réchauffe le cœur le plus tourmenté. Le Psaume 23. Ce n'est pas seulement de la poésie ; c'est un témoignage profond de confiance, une déclaration de dépendance et une carte de la provision divine dans le voyage de la vie.

La Déclaration Fondamentale : "L'Éternel est mon berger : je ne manquerai de rien." (v.1)

Tout commence ici. David, l'auteur, un ancien berger, connaissait bien la relation de dépendance, de soin et de direction entre le berger et son troupeau. Il applique cette image à Dieu. "L'Éternel" – non pas un dieu distant, mais le Dieu de l'Alliance, le JE SUIS, le Tout-Puissant – "est mon berger". C'est personnel ! 

Ce n'est pas "le" berger au sens générique, mais "mon berger". C'est une affirmation de relation intime, d'une possession confiante. Et de cette relation intime jaillit une sécurité absolue : Je ne manquerai de rien ". Cela ne signifie pas l'absence de difficultés, mais la certitude que, sous la garde du Bon Berger, nous aurons tout ce dont nous avons besoin pour accomplir son dessein, pour vivre sous sa grâce. Il comble nos besoins les plus profonds : de direction, de subsistance, de paix, de protection.

Le Repos et le Rafraîchissement 

" Il me fait reposer dans de verts pâturages, Il me dirige près des eaux tranquilles." (v.2)

Le Bon Berger connaît les besoins de ses brebis. Il ne les force pas à une marche sans fin. Il pourvoit au repos dans "de verts pâturages" – des lieux de nourriture abondante et de sécurité, où la brebis peut se rassasier et se reposer sans crainte. Il dirige aussi "près des eaux tranquilles". 

L'eau, c'est la vie, l'essentiel. Mais des eaux tumultueuses effraient et peuvent noyer. Le Berger dirige vers des eaux tranquilles, où la brebis peut boire sans danger, se rafraîchir sans peur. Cela parle du rafraîchissement qu'Il donne à notre âme fatiguée par l'épuisement, le stress, la lutte. Il nous conduit à sa Parole, à sa Présence, à la prière – sources d'eaux tranquilles qui restaurent notre être intérieur.

La Restauration et la Direction : 

"Il restaure mon âme, Il me conduit dans les sentiers de la justice, à cause de son nom." (v.3)

Le voyage continue. Même les brebis les mieux soignées peuvent s'épuiser, se perdre, se blesser. Le Berger ne donne pas seulement du repos, Il restaure mon âme". 

Il guérit les blessures intérieures, renouvelle les forces épuisées, restaure l'espérance perdue. Et Il ne nous restaure pas seulement pour que nous restions immobiles. Il nous conduit. Mais pas sur n'importe quels chemins, pas sur des raccourcis dangereux. Il nous conduit " dans les sentiers de la justice " – les chemins droits, alignés sur son caractère saint, des chemins qui mènent à la vie pleine et à la communion avec Lui. Et Il le fait "à cause de son nom". 

Le soin du Berger ne dépend pas de la perfection de la brebis, mais de la fidélité de son caractère et de la gloire de son Nom. Il nous conduit parce qu'Il est Bon, Fidèle et Juste.

La Présence dans les Ténèbres :

" Quand je marche dans la vallée de l'ombre de la mort, Je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : Ta houlette et ton bâton me rassurent." (v.4)

Voici la réalité de la vie : ce ne sont pas toujours des pâturages verts et des eaux tranquilles. Il y a des vallées. 

Des vallées profondes et sombres. "La vallée de l'ombre de la mort" – cela peut être la maladie, le deuil, la perte, une profonde dépression, une crise existentielle, la persécution, la peur de l'inconnu. C'est le lieu où la lumière semble ne pas parvenir, où le danger semble imminent. Mais voyez la différence que fait le Berger ! 

Le psalmiste ne dit pas "si je marche", mais "quand je marche". Il reconnaît l'inévitabilité des vallées. 

Pourtant, la déclaration la plus puissante suit : 

"Je ne crains aucun mal". Pourquoi ? "Car tu es avec moi". 

Ce n'est pas l'absence de la vallée, mais la présence du Berger dans la vallée qui chasse la peur. Il ne nous promet pas de détours, mais sa compagnie inébranlable. 

Et Il est équipé : "Ta houlette et ton bâton me rassurent". La houlette pour défendre des menaces extérieures (ennemis, dangers), le bâton pour secourir, soutenir et redresser quand nous dévions. Sa présence active est notre réconfort suprême dans les ténèbres les plus denses.

La Provision en Présence des Ennemis : 

" Tu dresses devant moi une table, En face de mes adversaires ; Tu oins d'huile ma tête, Et ma coupe déborde." (v.5)

L'image change radicalement. De la vallée sombre, nous sommes transportés vers un banquet ! 

Le Berger, maintenant comme un Hôte généreux, "dresse une table" – une place d'honneur, d'un repas abondant, de célébration. 

Mais le détail frappant est : 

" En face de mes adversaires ". Les dangers n'ont pas disparu ; ils sont toujours là, observant. Mais ils sont impuissants ! Ils ne peuvent toucher la brebis tant qu'elle est sous la protection et la provision directe du Berger-Hôte. Il ne donne pas seulement le nécessaire ; Il honore : 

" Tu oins d'huile ma tête" – signe de joie, de consécration, de soin spécial et d'hospitalité. 

Et la provision est abondante : 

" Et ma coupe déborde ". Sous les soins de Dieu, même entourés d'adversités, nous expérimentons sa grâce surabondante, sa joie débordante, son honneur inattendu.

6. La Sécurité Éternelle : 

" Oui, le bonheur et la grâce m'accompagneront. Tous les jours de ma vie, Et j'habiterai dans la maison de l'Éternel Jusqu'à la fin de mes jours. " (v.6)

Le psaume culmine dans une certitude qui englobe le présent et se projette dans l'éternité. Deux réalités divines nous poursuivent : "le bonheur et la grâce" (ou "bonté", "amour inébranlable"). 

Ce ne sont pas des sentiments passagers, mais des attributs fidèles de Dieu qui nous accompagnent activement (" m'accompagneront ") tous les jours. Que ce soit dans de verts pâturages, dans des vallées sombres, ou à des banquets sous des regards hostiles, la bonté (son bien) et la grâce (son amour inconditionnel) sont notre ombre constante. 

Et ce voyage ne se termine pas à la mort physique. Il culmine dans la présence éternelle de Dieu : " Et j'habiterai dans la maison de l'Éternel jusqu'à la fin de mes jours " – littéralement, "pour de longs jours", pour toujours. 

Le voyage de la brebis confiante se termine non dans une bergerie terrestre, mais dans la maison même du Berger, en communion éternelle et pleine avec Lui.

Le Psaume 23 n'est pas un conte de fées promettant une vie sans problèmes. C'est la réalité profonde de la vie vécue sous la garde du Bon Berger. C'est une invitation à :

Reconnaître :

" L'Éternel est mon Berger. " Faites de cette déclaration une réalité personnelle.

Vous Reposer :

Confiez-vous à ses soins, même dans les pâturages verts (pour ne pas l'oublier) et spécialement dans les vallées sombres (pour ne pas désespérer).

Suivre : Laissez-vous conduire dans les sentiers de la justice, en vous fiant à sa direction.

Vous Réconforter :

Souvenez-vous que sa présence est constante, surtout quand la peur frappera. La houlette et le bâton sont actifs.

Célébrer : Reconnaissez sa provision abondante et l'honneur qu'Il vous fait, même quand les ennemis grondent. Votre coupe déborde !

Vous Confier : La bonté et la grâce divines sont vos fidèles compagnes aujourd'hui, et votre destination finale est la demeure éternelle dans la maison du Père.

Que la certitude de ce Psaume remplisse votre cœur de paix, de courage et d'une profonde gratitude. 

Que nous puissions, comme des brebis confiantes, nous reposer, suivre et triompher sous les soins infaillibles de notre Bon Berger, Jésus-Christ, qui a donné sa vie pour les brebis. Amen.



mercredi 7 janvier 2026

Anakim

Conversa com a DeepSeek

Ótima pergunta! A resposta curta é não, Anakin Skywalker não faz parte da tradição judaica de forma alguma, já que é um personagem fictício da saga Star Wars, criada por George Lucas nos anos 1970.

No entanto, sua pergunta toca em um ponto interessante: os paralelos mitológicos e teológicos que a história de Anakin evoca, muitos dos quais têm raízes em tradições antigas, incluindo a judaica (e, principalmente, a cristã).

Vamos detalhar:

1. Anjos na Tradição Judaica

Na angelologia judaica (baseada no Tanakh, no Talmud e em textos místicos como a Cabalá):

· Anjos são mensageiros de Deus, seres espirituais criados para cumprir funções específicas.
· Não têm livre arbítrio como os humanos. Eles são extensions da vontade divina.
· Não têm uma "queda" por ambição pessoal. A história de um anjo que se rebela por orgulho (Lúcifer/Satanás) é uma interpretação cristã posterior, baseada em leituras de passagens como Isaías 14:12-15 (que originalmente se referia a um rei babilônico).
· Não se encarnam como humanos de forma plena. A ideia de um anjo se tornar humano não é parte da tradição judaica clássica.

2. A Jornada de Anakin: Paralelos com Mitos e Teologias

A história de Anakin (o "Escolhido" que cai no lado sombrio e depois é redimido) é uma amálgama de várias tradições:

· Narrativa Cristã/Messiânica: A ideia de um "escolhido" que traz equilíbrio, mas que é tentado e cai, lembra a queda de Lúcifer e a redenção final. O próprio George Lucas disse que a saga tem temas cristãos. O conceito de Anakin como um "messias caído" é muito mais próximo da teologia cristã do que da judaica.
· Tragédia Grega: Anakin é uma figura trágica, com um defeito de caráter (medo de perder entes queridos) que leva à sua queda, similar a heróis como Édipo ou Aquiles.
· Mitologia Universal: A jornada do herói, a luta entre bem e mal, e a figura do "salvador" são arquétipos presentes em muitas culturas.

3. Onde a Tradição Judaica Pode Oferecer um Paralelo (Indireto)

Embora a figura de Anakin não seja um anjo judaico, alguns conceitos da mística judaica (Cabala) ressoam de forma interessante com sua história:

· Qlifot/Qliphoth: Na Cabala, são as "cascas" ou forças de impureza e escuridão que se opõem à santidade (Sefirot). A queda de uma pessoa no domínio das Qlifot, aprisionada por suas paixões e ego, é uma metáfora poderosa para a queda de Anakin no "lado sombrio".
· Tikkun Olam ("Reparo do Mundo"): A ideia de que o mundo está fragmentado e precisa de reparo espiritual. A profecia sobre o "Escolhido" que traria equilíbrio à Força pode ser vista como um tipo de Tikkun. A redenção final de Anakin ao derrotar o Imperador é um ato de Tikkun pessoal e cósmico.
· A Batalha Interna (Yetzer HaTov vs. Yetzer HaRa): O conceito judaico do "Bom Impulso" e do "Mau Impulso" dentro de cada pessoa reflete perfeitamente a luta interna de Anakin entre o lado luminoso e o lado sombrio.

Conclusão

Anakin Skywalker não é e nunca foi considerado um anjo na tradição judaica. Sua história, porém, é uma narrativa moderna que empresta e reconta temas mitológicos universais, incluindo alguns que ecoam conceitos judaicos (especialmente da Cabala) e, mais fortemente, narrativas cristãs sobre queda e redenção.

Portanto, enquanto a origem do personagem é puramente ficcional e cinematográfica, os temas de sua jornada dialogam com ideias antigas presentes no judaísmo e em muitas outras tradições espirituais sobre a tentação, a queda, o conflito interno e a possibilidade de redenção.

mercredi 31 décembre 2025

Cristo ... a monstruosidade

A monstruosidade do Cristo 

O livro de Slavoj Zizek e John Milbank, “A monstruosidade de Cristo, paradoxo ou dialética”, editado em 2009, traz um diálogo entre Zizek, que discute a possibilidade de um materialismo do messias, do mashiah, que discute a questão a deidade do Cristo, ou seja a encarnação de Deus, e a leitura ortodoxa, podemos dizer tomista de Milbank, que faz a defesa do escândalo da encarnação a partir da ontologia.

Em 1967, Jean-Luc Goddard fez um filme inspirado a partir de um artigo sobre donas de casa de um conjunto habitacional no subúrbio de Paris, que se prostituíam para alimentar o consumo supérfluo. O título do filme – “Duas ou três coisas que eu sei dela” -- se refere à Paris dos anos 1960, um retrato da sociedade de consumo, em meio à pobreza das massas e a tragédia da guerra do Vietnã. Numa reflexão sobre espiritualidade e alta-modernidade, numa leitura a partir de Slavoj Zizek e John Milbank, quero falar de duas ou três coisas que nascem da referida discussão.

Tal abordagem, como o amor de Goddard por aquela Paris, também parto do coração. E nasceu no jovem sefardita, marxista, militante, que mais tarde, já na terceira década de vida, reconheci no rabino de Nazaré o mashiah esperado. E é exatamente esse itinerário de construção de vida e teologia que me levam a uma empatia com o materialismo do mashiah pensado por Zizek.

Nesta reflexão, há três coisas que penso, quando tratamos de espiritualidade e alta-modernidade, numa leitura a partir da monstruosidade de Cristo: a primeira coisa é que na modernidade colonial e eurocêntrica se conjugava missão a partir do verbo ir, mas neste momento de alta-modernidade em caos e crise se faz necessário pensar o verbo receber; a segunda coisa, é que naquela modernidade referida a lógica da expansão colonial e eurocêntrica era a dialética, mas nesta alta-modernidade somos chamados a pensar a analética; e como terceira coisa que penso nesta introdução, é que na modernidade o Yeshua era o logos joanino, mas nesta alta-modernidade o Yeshua precisa ser entendido como aná-logos.

Ora, estas três percepções permitem leituras críticas da monstruosidade do Cristo, num confronto entre paradoxo e dialética, e colocam preocupações que devem ser levadas em conta quando se pensa espiritualidade e alta-modernidade.

Como sefardita, ou seja, do povo da estrela, que só aceitou o mashiah na maturidade, vivi e vivo a monstruosidade da encarnação e o mesmo acontece com todos aqueles não-cristãos que pensam o cristianismo, quer sejam muçulmanos ou judeus e essa monstruosidade da encarnação, deus/homem, homem/deus, não desafia apenas Zizek, está presente no mundo da alta-modernidade, e tem a ver com os excluídos e expropriados do terceiro mundo.

Quando pensamos a espiritualidade a partir da América Latina temos elementos para uma análise do clamor dos excluídos e expropriados a partir do conceito de outro e vamos fazer isso, a leitura do mesmo -- aquele que se fecha em si, sente-se autossuficiente, etnocêntrico e não aceita o outro, não aceita a alteridade --, trazendo para o momento presente a discussão entre Slavoj Zizek e John Milbank. 

A ontologia, a partir do iluminismo, ou melhor, a partir de Hegel, e este é um dos problemas da abordagem tomista de Milbank, não se baseou na relação pessoa-pessoa, mas na relação sujeito-objeto. Essa ontologia de uma só pessoa levou ao discurso solipsista, onde não há espaço para o outro, pois é não-ser e negatividade. O olhar europeu colocou-se como superioridade em relação ao outro, externo, primitivo e subalterno, o que conduziu à colonização e à expropriação das vidas. Tal situação teve justificação teológica: o outro é revestido da impessoalidade do inimigo, do estranho, do inferior donde, não há problema se for exterminado, já que este outro está fora da totalidade. Nada acrescenta ou diminuiu à totalidade.

Este mal é transmitido de geração em geração. A prática histórica ganha característica de lei, por isso, apesar de injusta, a exploração se torna legal. Mas a legalidade não pode ser o fundamento da moralidade. Toda prática justa deve ir além do pré-estabelecido, da ontologia da totalidade, além da ordem legal vigente. A origem de uma moralidade justa não está no mesmo, mas no outro, por isso a prática originada no mesmo é uma prática alienante, dominadora e opressora. 

No final dos anos 1960, a partir da constatação de que a dialética era limitadora para a formulação de uma teologia da práxis, Enrique Dussel e Juan Carlos Scannone buscaram uma expansão que chamaram analética. A expressão foi cunhada por B. Lakebrink e traduzia uma releitura da analogia tomista. Mas foi Scannone o primeiro a utilizar o conceito, opondo totalidade e alteridade, ao dizer que tal processo, mais que dialético, para distingui-lo da dialética hegeliana, era analético. 

Assim, Dussel e Scannone buscaram uma alternativa às dialéticas hegeliana e marxista clássica, o que foi possível pela afirmação da existência de um âmbito antropológico alterativo, além da identidade da totalidade, que abria a possibilidade de uma refundação do fundamento, deixando de ser tal para destacar-se como fundado. Mais tarde, Dussel dirá que seu método parte de Lévinas, mas que tem como pano de fundo a realidade latino-americana. A princípio foi formulado como leitura de uma ética da libertação latino-americana, mas ao definir a ética como filosofia primeira, a analética torna-se, em Dussel, a compreensão apropriada a uma filosofia latino-americana de libertação.

Em 1976, teólogos reunidos em Dar-er-Salam afirmaram que o método interdisciplinar na teologia e, por extensão a espiritualidade, tem que levar em conta a interrelação entre as teologias e a análise política, psicológica e social, quando se afirma que a criação é fundamentalmente boa e que a presença do Espírito no mundo e na história é contínua. É importante ter em mente o mal que se manifesta na alienação do ser humano e nas estruturas socioeconômicas. As desigualdades são diversas e apresentam muitas formas de degradação humana e, por isso, exigem fazer do evangelho um bem novo para o pobre. São exatamente essas leituras que nos levam a formular a necessidade de uma espiritualidade que chamamos da libertação.

Em América Latina dependência e libertação, Dussel afirma que na passagem diacrônica, desde o ouvir a palavra do outro até a adequada interpretação, pode-se ver que o momento ético é essencial ao método. Somente pelo compromisso existencial, pela práxis libertadora no risco, por um fazer próprio, pode-se ter acesso à interpretação, conceituação e verificação da revelação do mundo do outro. Dessa maneira, só aparentemente o pensamento europeu antepôs a teoria à práxis, pois o eu colonizo, o eu conquisto precedem o ego cogito. A exploração e a opressão criaram as condições históricas das quais nasceu uma espiritualidade da justificação e do paradoxo, uma falsa consciência da realidade. A práxis da dominação formou a subjetividade do conquistador: o eu moderno é imperial, livre e violento. O pensamento eurocêntrico e sua extensão estadunidense ocultam o conceito emancipador de modernidade como saída do estado de menoridade, o que traduz a justificação da práxis de violência por parte de culturas que se autocompreendem como desenvolvidas. Esta superioridade impôs um processo civilizatório de via única. 

Uma afirmação de Zizek – devemos, então, de um ponto de vista materialista radical, pensar destemidamente nas consequências de se rejeitar a realidade objetiva. A realidade se dissolve em fragmentos subjetivos, mas esses fragmentos incidem de volta no ser anônimo, perdendo sua consistência subjetiva e nos remete à questão do paradoxo. 

O esquivar-se da realidade e de uma leitura materialista do mashiah, a partir da ontologia do paradoxo, nos leva à frase exposta por Tertuliano de Cartago, escritor cristão do século terceiro, credo quia absurdum!, creio porque é absurdo. 

Este absurdo paradoxal sobressalta à concretude e nos chama a mergulhar na imensidão do divino/humano e a fechar os olhos e a dizer como o fez um rabino chamado Shaul, que ficou conhecido como Paulo, o pequeno: os judeus pedem um sinal e os gregos a sabedoria, mas nós pregamos a Yeshua crucificado, que é escândalo para os judeus, e loucura para os gregos.

Absurdo, escândalo, paradoxo, tudo como fundamento da fé. Essa mesma emunah que justifica Abraham em meio à loucura de um pai que deve sacrificar o filho da promessa. Logo, a fé deixa de ser a emunah hebraica, que define posicionamento militar, e se transforma em paradoxo, não delírio ou devaneio, mas a loucura da confiança no divino, já que somos incapazes de compreender.

Ora, desde Paul Tillich, enquanto herdeiro de Hegel e do jovem Marx, a práxis é a mediação entre a ontologia e a efetivação do real. Esta correlação, que em Tillich vai virar método, é a procura da superação das dialéticas anteriores, que tratavam do conhecimento do ser e de suas manifestações fora da práxis histórica. Devemos, nesta introdução sobre espiritualidade e alta-modernidade também fazer este trânsito, ao construir uma lógica que não será hegeliana, nem marxista no sentido clássico, mas procurará correlacionar ontologia, lógica e metodologia na dinâmica da práxis espiritual.

Essa correlação com a exterioridade caracteriza a mobilidade da espiritualidade da libertação que, por isso, será uma espiritualidade da práxis, pois, desenvolve o caminho da correlação entre exterioridade e ontologia face à dinâmica da práxis, tratando das formulações de método que acompanham a superação dos horizontes ontológicos. Dessa maneira, coloca a afirmação da exterioridade como fonte anterior às exigências da ontologia, fazendo o caminho que leva um cruzamento comum: a ética. 

Espiritualidade na alta-modernidade deve ser construída a partir de duas abordagens, o outro enquanto revelação de um mistério incompreensível da liberdade e a comunidade de fé enquanto infraestrutura que denuncia o poder excludente. E, assim, a fé nasce como ato da inteligência, é um modo de ver quem é, ou o que é, que realmente ultrapassa o que se vê, que vai além do que se vê. Em primeiro lugar, a esperança de que o outro se revelará concretamente e é a possibilidade da produção e reprodução da vida o que vai além da visão do rosto. Assim, a espiritualidade da libertação significa um pensar sobre um outro, mas um outro que se revela na história, que se revela através do outro, que é o mistério incompreensível de nossa liberdade. Crer na revelação do outro é compreender o sentido da história.

Para que a espiritualidade liberte é necessário descobrir o sentido do presente histórico. E esse desvelar o sentido do presente histórico chamou-se profecia, o falar diante. Mas falar diante de quem? Na modernidade, este falar diante nos levou a leitura formal do ir: deveríamos ir para falar diante. Ora, se profecia é isso: falar do sentido dos acontecimentos presentes através da vida cristã, nesta alta-modernidade de caos e crise, o desafio não é ir, mas receber. Vivemos a localidade global, não somos chamados a ir, mas a receber, porque os excluídos e expropriados estão entre nós, conosco. Assim, contra a lógica que não aceita a exterioridade, espiritualidade na alta-modernidade é receber e viver a realidade da fé no chão da vida. 

A espiritualidade libertadora reconhece a vida a partir da analética: onde o outro se apresenta como alteridade, pois irrompe como estranho, diferente, excluído, que está fora do sistema e clama por justiça.

Ora, a ação espiritual é uma atividade de afrontamento, que diz respeito aquelas pessoas que sabem que é preciso consultar e interpelar, e não situar-se como espectadores passivos.